L'équipe de France en quart de finale de l'Eurovolley !




- Résumé FFVB -


Le formidable parcours de l’équipe de France se poursuit à Belgrade ! Dimanche, au terme d’un match très serré, les Bleues se sont qualifiées pour les quarts de finale de l'EuroVolley 2021 en battant la Croatie en cinq sets (16-25, 25-21, 22-25, 25-22, 15-12). Elles affronteront mercredi la Serbie, double tenante du titre.


Et Amandha Sylves a surgi ! Sur une ultime attaque croate, la jeune centrale de l’équipe de France (20 ans) a déployé ses presque deux mètres pour se fendre d’un « monster block » qui a envoyé la France au paradis, c’est-à-dire en quarts de finale de l’EuroVolley 2021. Huit ans après la dernière apparition d’une équipe de France à ce stade de la compétition – aucune joueuse du groupe actuel, qui n’a pas 22 ans de moyenne d’âge, n’y était -, les joueuses d’Emile Rousseaux ont réussi l’exploit d’intégrer le Top 8 européen au terme d’une rencontre étouffante entre deux formations très proches l’une de l’autre. Comme lors de leurs trois précédentes victoires en poule (contre la Bosnie-Herzégovine, l’Azerbaïdjan et la Belgique), les Bleues ont encore fait preuve d’incroyables ressources mentales, au regard de leur manque d’expérience de ce genre de compétition – seules 6 des 14 joueuses ont disputé l’EuroVolley 2019 qui s’était achevé à l’issue de la phase de poules. Elles ont en effet été menées deux fois d’un set, avant de revenir, point par point, et de faire la course en tête pendant tout le tie-break, grâce notamment aux 6 points lors de cet ultime set d’Amélie Rotar, 20 ans, une seule saison professionnelle dans les pattes et propulsée réceptionneuse/attaquante sur ce tournoi alors qu’elle joue pointue dans son club de Venelles ! Après un premier set largement dominé par des Croates (16-25) qui, depuis 2013, avaient toujours au moins atteint les huitièmes de finale du Championnat d’Europe, les partenaires de Lucille Gicquel, véritable métronome offensif pendant toute la rencontre (25 points, 40% en attaque, 2 blocs) ont réussi à remporter le second (25-21) alors que leurs rivales étaient revenues à 20-20, preuve de leur solidité mentale dans les moments-clés. Et si les partenaires de la pointue Samatha Fabris (26 points) ont repris le dessus dans un troisième set très disputé (22-25), on n’a jamais senti de panique ni de frustration dans les rangs d’une équipe de France, qui, après avoir été rejointe à 18-18 dans le quatrième, a encore géré au mieux le money-time, grâce notamment à un point décisif de sa capitaine Héléna Cazaute (17 points), synonyme de balle de set (24-22), pour égaliser à deux partout (25-22). A ce moment du match, les Croates semblent touchées moralement, accumulant les petites fautes, tandis que les Tricolores, portées par la réussite d’Amélie Rotar (18 points, 42% en attaque), poursuivent sur leur dynamique. Un interminable challenge leur donne cinq points d’avance (13-8), elles se procurent dans la foulée quatre balles de match (14-10), la Croatie en sauve deux, jusqu’à ce qu’Amandha Sylves marque le point le plus important de sa jeune carrière. Ces Bleues pleines d’abnégation, de cohésion et de sang-froid, qui travaillent d’arrache-pied depuis quatre mois sous la houlette d’un staff dirigé par l’exigeant Emile Rousseaux, méritent mille fois ce qui leur arrive, elles vont donc rester au moins trois jours de plus à Belgrade, où les attend un quart de finale mercredi face à la Serbie, double tenante du titre, qui les a battues 3-0 en poule, et a facilement disposé de la Hongrie dimanche soir (25-20, 25-19, 25-17)).


La réaction d'Emile Rousseaux, sélectionneur de l’équipe de France :

« C’est un match qui nous a coûté beaucoup d’énergie, c’était très dur physiquement, on sort tous et toutes épuisés. C’est quelque chose de grand, il y a trois ans, nous étions une équipe quelconque sur la scène européenne, et aujourd’hui, nous sommes dans les huit derniers en lice, en ayant écarté des équipes qui, sur le papier, étaient moins bonnes, mais aussi d’autres qui représentent quelque chose en Europe. On a fait quelque chose de formidable, c’est encourageant, parce que ça montre que si on travaille bien, on peut obtenir des choses très agréables. On a beaucoup bossé cet été, on a eu un beau programme, on a été au rendez-vous pendant tous les matchs amicaux qui nous ont permis de se rassurer, de voir qu’on progressait, ça aurait été dommage de ne pas avoir pu montrer, là où ça compte, au Championnat d’Europe, l’étendue de ces progrès, donc c’est très réconfortant de voir que les dieux nous remercient d’avoir bien travaillé. Maintenant, il faut rester lucide, on a une jeune équipe, on l’a encore vu dans ce match, on n’est pas réguliers, on alterne des choses extrêmement intéressantes et des grosses difficultés, la grande nouveauté, c’est que dans la souffrance, quand on est en difficulté, on parvient à renaître de nos cendres, cela montre que, qu’on soit jeune ou moins, ce qui compte, ce sont les attitudes mentales des joueuses. C’est une grosse avancée sur le plan mental, tout le travail que nous avons fait avec Christian Pénigaud sur la préparation mentale nous a beaucoup aidés, même si on peut encore progresser. Nos résultats sont aussi dus à l'excellent travail qu'a fait Pablo Griboff, le préparateur physique, on a passé un cap avec lui en termes d'exigence et de volume de travail, je dois aussi remercier la Fédération qui a mis en place ce programme et tout le travail qui a été fait à l'IFVB. »


La réaction de Cyril Ong, coach adjoint :

« Que dire ! Je dirai pas un aboutissement mais la concrétisation d’un travail entrepris depuis 4 mois... après beaucoup de sueurs... une étape vers 2024 qui va permettre de donner de la confiance à ce groupe France pour le futur. Le résultat d’une méthode qui fonctionne grâce à l’adhésion des joueuses et de tous ceux qui ont contribué à les accompagner pour qu’elles donnent la meilleure version d’elles même sur le terrain comme dirait Émile Rousseau. »



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